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Saint-Jacut-de-la-Mer

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Saint-Jacut-de-la-Mer
Saint-Jacut-de-la-Mer
La presqu'île de Saint-Jacut
depuis l'île principale de l'archipel des Ébihens.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Communauté d'agglomération Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Thierry Ledaguenel
2020-2026
Code postal 22750
Code commune 22302
Démographie
Gentilé Jaguens
Population
municipale
908 hab. (2023 en évolution de +0,22 % par rapport à 2017)
Densité 311 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 52″ nord, 2° 11′ 20″ ouest
Altitude 20 m
Min. 0 m
Max. 43 m
Superficie 2,92 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Plancoët
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Jacut-de-la-Mer
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Saint-Jacut-de-la-Mer
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Saint-Jacut-de-la-Mer
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Saint-Jacut-de-la-Mer
Liens
Site web mairie-saintjacutdelamer.com

Saint-Jacut-de-la-Mer [sɛ̃ʒakydlamɛʁ] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie

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Communes limitrophes de Saint-Jacut-de-la-Mer[1]
La Manche La Manche La Manche
Saint-Cast-le-Guildo Saint-Jacut-de-la-Mer Lancieux,
Ploubalay
Saint-Cast-le-Guildo Créhen,
Trégon
Trégon

Localisation

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Image
Carte de Saint-Jacut-de-la-Mer et des communes alentour.
Image
Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Trégor, Lanhélin, Louvigné, Vire, Avranches, etc.). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[3].

Saint-Jacut-de-la-Mer se situe au nord-est du département des Côtes-d'Armor, presque à la limite de celui d'Ille-et-Vilaine.

La commune est bordée au sud par les communes de Créhen et Beaussais-sur-Mer.

Le village se trouve sur une presqu'île bordée à l'ouest par la baie de l'Arguenon et à l'est par la baie de Lancieux et la baie de Beaussais.

Au nord de la presqu'île se trouve l'archipel des Ébihens, qui fait partie de la commune. L'îlot de La Colombière, après avoir été une carrière de granite depuis au moins le XVIIe siècle, est un site pittoresque classé depuis le . « Après un changement de propriétaire en 1958, et malgré la convoitise de nombreux plaisanciers, elle retourne au domaine public par expropriation en 1984, avant de devenir une réserve gérée par la Société pour l'étude et la protection de la nature en Bretagne (SEPNB) »[4].

Cadre géologique

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Saint-Jacut est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de Saint-Jacut se situe plus précisément dans un bassin sédimentaire essentiellement briovérien limité au sud par un important massif granitique cadomien, le pluton de Lanhélin qui fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[5],[6].

L'histoire géologique de la région est marquée par le cycle cadomien (entre 750 et 540 Ma) qui se traduit par la surrection de la chaîne cadomienne qui devait culminer à environ 4 000 m[7]. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par l'orogenèse cadomienne qui implique un fort épaississement crustal, formant essentiellement des schistes et des gneiss[8]. Cette déformation développe une succession d'antiformes (Saint-Jacut-Rothéneuf, Le Minihic-sur-Rance et Plouer) correspondant à des chevauchements à vergence sud-est, séparés par des synformes (la Richardais et Saint-Suliac) d'orientation N60°, plis d'autant plus déversés vers le Sud que l'on se rapproche du noyau migmatitique[9]. Ce noyau de forme elliptique (25 km x 6 km), ceinturé d'une enveloppe gneissique et micaschisteuse, correspond à la région de Dinard-Saint-Malo[10]. L'épaississement, consécutif à l'écaillage tectonique du domaine orogénique, provoque la fusion crustale à l'origine de la mise en place des dômes anatectiques (migmatites de Guingamp et Saint-Malo, développées aux dépens des sédiments briovériens) qui est datée entre 560 et 540 Ma[11]. Les massifs granitiques du Mancellien[12] scellent la fin de la déformation ductile de l'orogenèse cadomienne[13].

Les paragneiss à grain fin, en bancs décimétriques et finement foliés, affleurent au nord de Saint-Jacut-de-la-Mer. De nombreuses veinules quartzo-feldspathique traduisent les effets d'un début de migmatisation, ces roches étant d'ailleurs en contact avec des migmatites[14].

Au Nord-Ouest de la presqu'île de Saint-Jacut-de-la-Mer, plusieurs îlots granitiques, entre autres La Colombière et La Grande-Roche ont été naguère exploités intensément pour l'obtention de pierre de taille en leucogranite[15].

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[16],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Jacut-de-la-Mer[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[17]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[18]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[19]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[20]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[21],[22].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 686 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet[17]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 10 km à vol d'oiseau[23], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[24],[25]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[26], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Saint-Jacut-de-la-Mer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[27]. Elle est située hors unité urbaine[28] et hors attraction des villes[29],[30].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[31]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[32].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (55,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (46,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (55,5 %), zones agricoles hétérogènes (32,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7 %), zones humides côtières (2,8 %), terres arables (1,1 %), prairies (0,7 %)[33].

L'institut national de l'information géographique et forestière (IGN) met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[34].

Attestations anciennes

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Le nom de la localité est attesté sous les formes S. Jacobus entre 1009 et 1019[35], Monasterium S; Jacobi entre 1024 et 1034[35], S. Jacobus en 1090[35], monasterium S. Jacuti vers 1092[35], Loco sancti Jacobi(?) en 1152[36], Sancti Jaguti de Insula Maris en 1163[35], monasterium Landoac en 1191-1212[35], Sancti Gigut en 1249, Sancti Jacuti de Insulis en 1251, Sanctum Jagu en 1330, Saint Jagu en 1332, Sainct Jagu en 1339, Saint Jagu de l'Isle en 1352, 1395, 1499, Saint Jagu en 1367, 1394, 1405, 1409, 1423, 1451, 1522, 1583, Sancti Jacuti, Landoel et Landoual en 1516[37], Landoual en 1590[36], Landoal en 1574[36], Saint Iagu au XVIIe siècle[36], Landouard en 1659[36], Saint Jaygout en 1709, Saint Jagut en 1731[37].

Saint-Jacut devient Saint-Jacut-de-la-Mer le , forme qui devient officielle par l'arrêté préfectoral du [38].

Étymologie

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Le nom de la localité est associé par Hervé Abalain à Jacut de Landoac[39]. Il indique que Jacut est une forme bretonnisée de Jacob[39]. Pour Jean-Yves Le Moing, la forme latinisée Jacutus semble dériver d’un plus ancien Jacobus, dans un contexte où le culte de saint Jacques est particulièrement développé dans l’ancien évêché de Dol. Le t final de Jacutus pourrait résulter d’une réfection du nom latin en Haute-Bretagne, liée à la disparition de la consonne finale de Jacob à l’époque de la transition linguistique entre le breton et le gallo[40]. Selon Erwan Vallerie, la forme Sancti Gigut attestée en 1249 est un exemple de francisation précoce des noms bretons, illustrée par la substitution de [ʒ] à [j] à l'initiale, qu'il interprète comme l'indice d'un état de bilinguisme jusqu'au milieu du XIIe siècle[41].

Appellation en gallo

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En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[42], le nom de la localité est attesté sous plusieurs formes contemporaines. Une prononciation locale gallèse a été rapportée par Henri-François Buffet dans un ouvrage de 1954 sous la forme « Saint-Jagu »[43],[44]. Bernard Tanguy mentionne les formes gallèses parlées Saint Jagu et Saint Jégu[35]. Dans un dictionnaire publié en ligne en 2016, l'association Chubri restitue la prononciation locale [sɛ̃ʒeɟy], entendue à Bréhand, Plélan-le-Petit et Pleurtuit, qu'elle retranscrit Sint Jéghu suivant l'écriture MOGA[45]. À partir d'attestations écrites, elle mentionne également les formes Sint Jaghu [sɛ̃ʒaɟy] et Sint Jèghu [sɛ̃ʒɛɟy]. Régis Auffray restitue les graphies Saint-Jaghu et Saint-Jeghu dans son dictionnaire bilingue gallo-français[46].

Appellation en breton

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En breton, le nom de la localité est attesté sous les formes Sant Jegu et Sant Yegu en 1732[47], Sant Jagu en 1881[48], Sant Jakut en 1893[49], Sant Jakut ar Mor en 1902[50], Sant Yagu en 1914 dans la revue trégorroise de langue bretonne Arvorig[51], Sant-Yagud-ar-Mor en 1978[36]. La forme bretonne normalisée recommandée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1995 puis par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Yagu-an-Enez[52],[36], à comprendre « Saint-Jacut-de-l'Isle ».

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 15,0 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne[53].

Gentilé et surnom traditionnel

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Les habitants de Saint-Jacut sont fréquemment dénommés les Jagüens et les Jagüines. Ce gentilé s’explique probablement par la forme gallèse Saint-Jagu[41]. Les habitants de Saint-Jacut étaient traditionnellement surnommés « Pue-la-raie » par leurs voisins de Saint-Cast qui les percevaient comme des miséreux car ils ne pratiquaient que la petite pêche (maquereaux principalement) et vendaient du poisson séché dont l'odeur était forte (dans les décennies 1950 et 1960, il subsistait une quarantaine de bateaux de pêche côtière à Saint-Jacut) ; leurs femmes pêchaient à pied les crevettes et les coques[54].

Préhistoire et Antiquité

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L'occupation du territoire de Saint-Jacut-de-la-Mer est attestée dès l'époque néolithique par la présence de nombreux dépôts coquilliers, que ce soit sur la presqu’île ou sur l'archipel des Ébihens. Un menhir long de cinq mètres est signalé à la Pointe du Chevet et gît désormais sur l'estran. Sur les Ébihens, des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour les fondations d'un village coriosolite et d'une petite nécropole de l'âge du fer[55].

Selon la vita Jacuti, rédigée au XIIe siècle, le moine gallois Jacut aurait bâti un monastère au début du Ve siècle, à l'emplacement de l'actuelle abbaye[56]. La vita Jacuti est en réalité copiée sur la vita sancti Winwaloei, relatant la vie de saint Guenolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec et frère de Jacut. Des actes datant du début du XIe siècle indiquent néanmoins que le monastère était à l'origine placé sous le patronage de Jacques le Mineur[57]. Ce monastère, portant à l'origine le nom de Landoac ou de Landouar et enclavé dans l'évêché de Saint-Malo, faisait partie du doyenné de Bobital relevant de l'évêché de Dol[57]. Il constituait d'ailleurs l'un des plus importants monastères de cet évêché[57].

La paroisse se situe dans le pays traditionnel du Poudouvre.

  • au Ve siècle : fondation légendaire d'un monastère sur la presqu'île de deux frères du Pays de Galles, Jacut et Guéthénoc.
  • en 878 : sac et incendie de l'abbaye par les Vikings.
  • en 1008 : restauration de l'abbaye.

Temps modernes

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Révolution française

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  • 1790 : élection en commune. Lors de la Terreur, la commune est rebaptisée Isle-Jacut puis Port-Jacut[58].

Le XIXe siècle

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  • en 1807 : naufrage du navire corsaire La Clarisse, commandé par Robert Surcouf de 1798 à 1800.
  • en 1873 : officialisation du nom actuel de Saint-Jacut-de-la-Mer.

Jean Richepin décrit ainsi Saint-Jacut en 1886 : « Une longue rue montante, au haut de laquelle se dresse une église, voilà le village de Saint-Jacut-de-la-Mer. Et l'on est étonné tout d'abord de voir que ce nid de pêcheurs s'étage au flanc d'une montagne et regarde la terre ferme. Mais c'est que là, sur ce versant, on est à l'abri du vent du large. D'ailleurs il n'y a de port que de ce côté, au pied même de la montagne, où se creuse une petite anse en retrait, tandis que le reste de la presqu'île plonge dans l'eau des murailles à pic où l'abordage est impossible »[59].

Le XXe siècle

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Image
Le monument aux morts de Saint-Jacut est surmonté d’un magnifique et fier coq gaulois.

La Première Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Saint-Jacut porte les noms de 39 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[60].

La Seconde Guerre mondiale

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Le monument aux morts de Saint-Jacut porte les noms de 21 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[60].

L'après Seconde Guerre mondiale

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Georges Cambray, un soldat originaire de Saint-Jacut, est mort pour la France pendant la guerre d'Indochine. Jean Moulin, un autre soldat du village, est mort en 1946 dans le cadre des forces françaises en Allemagne[60].

Politique et administration

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Image
La mairie.

Liste des maires

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Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1790 1792 Charles Betaux   Prêtre, recteur de Saint-Jacut
décembre 1792   Charles Hervé   Cultivateur
octobre 1800 1815 Pierre Hervé   Cultivateur
août 1815 1823 Guillaume Hervé-Langeais   Propriétaire
avril 1823 1860 Jean Allain   Cultivateur
juillet 1852 1860 Hippolyte Buot   Capitaine au long cours
juillet 1860 1870 Antoine Hita de Nercy de Vestu   Officier
mai 1871 1896 Ange Mahé    
mai 1896 1931 Henri Hita de Nercy[61]   Propriétaire
juin 1931 1935 Ange Hervé Radical Capitaine au long cours
mai 1935 1953 Alfred Loraine   Marin-pêcheur
mai 1953 1965 Anselme Richard   Capitaine de la Marine marchande
mars 1965 1971 Henri Ballan   Capitaine au long cours
mars 1971 1977 Alexandre Collet   Fonctionnaire de la Marine marchande
avril 1977 1983 Henri Le Damany   Ancien notaire
mars 1983 décembre 1983 Henri Lamaison[62] Sans étiquette Ancien PDG Esso S.A.F..
décembre 1983 1989 Charles Boyet   Architecte retraité
mars 1989 2001 Raymond Rouault   Ancien officier mécanicien de la Marine marchande
mars 2001 avril 2003 Jean-Jacques Le Ribault   Commandant de Police honoraire
mai 2003 2008 Jacques Roux   Éducateur spécialisé
mars 2008 2014 Daniel Cattelain Centre gauche Géomètre-expert
2014 4 juillet 2020 Claire Thirion-Emberson DVG Ingénieure retraitée
4 juillet 2020 en cours Jean-Luc Pithois[63] Écologiste  

Politique environnementale

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Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[65].

En 2023, la commune comptait 908 habitants[Note 3], en évolution de +0,22 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8495628771 0161 0501 0091 0111 0201 036
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0091 0321 0559871 0351 0691 0741 0501 063
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0751 0951 1211 1141 0461 1671 1191 1671 086
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 0511 022934893797871831860906
2021 2023 - - - - - - -
910908-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique
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Culture locale et patrimoine

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La bibliothèque et le Centre Associatif et Culturel.

Manifestations culturelles et festivités

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Traditionnellement, les habitants de Saint-Jacut parlaient le jégui[67],[68]. Le jégui est un parler comportant des prononciations et un vocabulaire maritime propres à la presqu'île « en raison de l'isolement géographique et de l'homogénéité de la population »[69]. L'association les Amis du Vieux Saint-Jacut a édité deux lexiques du parler jégui : Le parler maritime jaguen en 2012[70] et un dictionnaire du parler jaguen en [71]. La langue locale est aussi mise en avant à la Maison du pêcheur.

Lieux et monuments

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Image
Intérieur de l'église Notre-Dame de Landouar avec la Chapelle Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face.
  • L'église Notre-Dame de Landouar (1932).
  • Le puits de la Manchette, dit puits biblique (date inconnue).
  • Le cimetière marin.
  • Le port de la Houle Causseul.
  • La cale du Chatelet.
  • Saint-Jacut-de-la-Mer compte 11 plages parmi lesquelles la plage de La Banche, la plage de La Justice, la plage de La Manchette, la plage de La Pissote, la plage des Haas, la plage du Béchet, la plage du Chatelet et la plage du Rougeret. Cette dernière, se situe à l'extrémité de la presqu'île, entre la pointe du Chevet, à l'ouest, et la pointe de Sainte-Awawa, à l'est. La plage du Rougeret est propice à la pratique des sports nautiques en toute sécurité, tels que le char à voile, le catamaran, le dériveur, la planche à voile et le canoë-kayak. Exposée Nord/Nord-est, elle est protégée des vents dominants de sud-ouest, mais pas toujours des fortes houles. Enfin, la plage du Rougeret fait face à l'archipel des Ébihens qui est accessible à pied par marée basse.
  • L'archipel des Ébihens comportant plusieurs plages.
  • La tour des Ébihens, édifiée en 1697 sur instruction de Vauban par l'ingénieur Siméon Garangeau, est un poste d'observation servant de réduit défensif. Elle est inscrite à l'inventaire monuments historiques avec sa cour et son mur d'enceinte par arrêté du [72].

Personnalités liées à la commune

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Édouard Vuillard, Les amis autour de la table, Saint-Jacut (1909).

Héraldique

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La commune utilise un logo.

Paul Sébillot a rassemblé un grand nombre de contes facétieux concernant les Jaguens, ou Jéguins (habitants de Saint-Jacut)[79]. Il décrit le village tel qu'il se présentait au début du XIXe siècle (un « bourg de pêcheurs », plutôt malpropre et dont les habitants « ne se mariaient guère qu'entre eux ».) Les Jaguens, considérés comme des naïfs ou des benêts, étaient l'objet de nombreuses histoires facétieuses, « de Cancale à Saint-Brieuc ». Sébillot note que « dans les contes de Jaguens, le dialogue est toujours en patois (gallo) quand ce sont eux qu'on y fait parler ». Les voisins des Jaguens prétendent toutefois (dit Sébillot) que « ce sont les anciens de Saint-Jacut eux-mêmes qui ont inventé ces histoires et qu'ils sont les premiers à les raconter et à en rire » ; il ajoute que le Saint-Jacut « d'à présent » (donc autour de 1900) compte « parmi les communautés les plus instruites du littoral, et nombre de bons officiers de la marine marchande en sont originaires ». Certaines de ces histoires ont toutefois des racines bien plus anciennes, et on note des analogies avec des récits facétieux d'autres pays, comme celui des Sept Souabes, mentionné par les frères Grimm et par Ludwig Bechstein.

Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Saint-Jacut-de-la-Mer » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).

Références

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  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  3. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5
  4. Florence Gully, « La Colombière, histoire d’une petite île devenue réserve biologique », Penn ar Bed, no 131, , p. 162.
  5. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  6. Géologie de la France, éditions du BRGM, , p. 11.
  7. « Une promenade, à la découverte des pierres… », sur ouest-france.fr, .
  8. François de Beaulieu, La Bretagne. La géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 15.
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  78. Il peint en particulier Maisons à Saint-Jacut, La villa Les Écluses, Le paysage au moulin à vent à Saint-Jacut. Jean-Pierre Bihr, Regards d'Émeraude, Saint-Jacut-de-la-Mer, chez l'auteur, 1988, p. 244-253 (ISBN 2-902923-00-7). Léo Kerlo, René Le Bihan, Les peintres de la Côte d'Émeraude, Douarnenez, Éditions du Chasse-marée, 2003, p. 230-232 (ISBN 2-903708-81-9).
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Bibliographie, iconographie, filmographie

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  • Robert Aublet, Saint-Jacut-de-la-Mer au temps jadis, Dinard, Imp. Les Mouettes, 1997, 130 p. (ISBN 2-9511174-0-X).
  • Jean-Pierre Bihr, Saint Jacut de la Mer, scènes d'antan, cartes postales et dessins, Paris, chez l'auteur, 1978, 180 p. (ISBN 2-902923-01-5).
  • Jean-Pierre Bihr, Regards d'Émeraude, Saint-Jacut-de-la-Mer, chez l'auteur, 1988, p. 244-253 (ISBN 2-902923-00-7).
  • Dominique Brisou, Guide historique de Saint-Jacut de la mer, des origines à 1900, Les Amis du Vieux St Jacut, . (ISBN 2-9522323-1-8)
  • François Chevalier, « Un siècle de vacances jaguines », dans Le Pays de Dinan, 2001, p. 127-149.
  • Hervé Collet, Michel Duédal, « Saint-Jacut-de-la-Mer : un village au rythme du maquereau », dans Le Pays de Dinan, 1985, p. 165-183.
  • Aimée et Cédric Gourin, La Côte d’Émeraude, de Saint-Lunaire à Saint-Jacut-de-la-Mer, Éditions Alan Sutton, 2009, 137 p. (ISBN 978-2-84910-984-7).
  • Abbé Th. Juhel, Notice sur Saint-Jacut-de-la-Mer et l'abbaye royale du même lieu. Ordre de Saint-Benoist. Enclave de l'évêché de Dol-de-Bretagne, Rennes, Imprimerie de l’Ouest-Éclair, 1933, 96 p. Lire en ligne. N.B. Le manuscrit de l'abbé Juhel terminé fin 1889, peu avant son décès, n'est édité qu'en 1933 à la demande de sa sœur, Mme veuve Guillard.
  • Ministère de la Culture, Collections iconographiques des bases Cartolis, Dastum, Inventaire du Patrimoine, Mediatek, .... Voir les images de Saint-Jacut-de-la-Mer.
  • Alek Plunian, Lina, la Jaguine, La Pensée Française, 1926.
  • Région Bretagne, L'inventaire culturel du patrimoine en Bretagne, Site web. 20 notices sur les sites, maisons, édifices, ... inventoriés à Saint-Jacut-de-la-Mer. Voir les notices.
  • Rolland Savidan, Florence Mahé Saint-Jacut de la mer, presqu'île de caractère 2019 Documentaire de 60mn https://www.youtube.com/watch?v=Bsk4-igXqVU&t=5s

Articles connexes

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